Je ne puis penser que ce plaisirs est réservé à eux ; ces énergumènes sans âmes cherchant tout ce que ne possède pas, ces séraphines d'Eve dans leurs voiles encore plus illuminé que leur minois légendaires. Sur le bitume sur lequel je trébuche chaque jour, j'aurai apprécié me relever en m'appuyant ... Oui, je voulais que cette douce voie qui résonnait dans les profondeurs abyssaux de mon âme déchirée me tende sa main sirupeuse pour que je puisse retrouver la lumière et reprendre cette marche. Main dans la main, substituant cette ombre adjacente à mes pas, grandissant de plus en plus et voilant peu à peu le soleil. Cette voie aussi aurait voilé l'astre flamboyant trônant dans les cieux, aveuglé comme moi par cette beauté à la crinière voletant dans le vent tel un étendard. Mais ce ne serait pas de l'ombre qui voilerai le soleil, mais bien une flamme plus embrasée et splendide que cette vulgaire flammèche dans cette mer bleue et blanche.
Écoutant ces chansons d'amour - qui nous font verser bien plus que des larmes par nos yeux moroses, se sont nos c½urs, qui suinte sur nos frimousses - nous avançons, sur cette route à la ligne blanche, nous suivons la trace sans comprendre pourquoi ... Le regard bas, nos bras étaient si lourds qu'il fallait plus d'un homme pour les porter. Il fallait un miracle, un de ces miracles aux courbes généreuses qu'on croise chaque jour et admirons d'un air attardé. Un de ces enchantements, prodiges, nommez cela comme bon vous semble, que nous avons le malheur de croiser, ce miracle, nous dédaigne, comme si la lèpre nous avez profanée. Mais on y croit quand même, nous croyons que la chance tournera, celle-ci est comme les étoiles, elle met du temps à monter, brille de mille feux, puis chute dans le néant.
![Paroles d'un Martyr [ Ecouter avec la Musique ]](http://a9.img.v4.skyrock.net/a9a/zmalla/pics/2110829999_small_1.jpg)